Etgar Keret

  • Si une bombe peut nous tomber dessus à tout moment, à quoi bon faire la vaisselle ? Avec une ironie hors du commun, Etgar Keret relate sept années de sa vie à Tel-Aviv : la naissance de son fils, l'histoire de sa soeur ultra-orthodoxe et de ses onze enfants, les chauffeurs de taxi irascibles, ses parents rescapés de l'Holocauste, les tournées littéraires mouvementées. et l'attitude peu banale qu'il convient d'adopter lorsqu'une roquette tombe dans votre jardin.

  • Dans un cirque, un employé chargé de nettoyer les cages des animaux accepte d'être envoyé dans le ciel comme un boulet de canon ; le jeune pensionnaire d'un étrange orphelinat découvre qu'il est un clone d'Adolf Hitler créé pour venger les victimes de la Shoah ; un accidenté de la route perd la mémoire et se retrouve dans une pièce virtuelle avec une femme virtuelle, à moins que ce ne soit l'inverse...

    Facétieuses, corrosives et incroyablement brillantes, les vingt-deux nouvelles d'Incident au fond de la galaxie nous immergent dans l'univers « keretien », où le virtuel et le fantastique viennent subtilement troubler la réalité pour faire surgir de profondes réflexions sur le deuil, la solitude et les stigmates de l'Histoire.

  • Crise d'asthme

    Etgar Keret

    minimalistes, fantastiques, provocateurs, ces quarante-huit " textes-clips " d'etgar keret sont autant de plongées dans un univers littéraire inédit.
    ecrits en état d'urgence, le souffle coupé, ils se jouent de la vraisemblance, font exploser les représentations attendues, brouillent les pistes, et leur brièveté redoutable ne les rend que plus aptes à embrasser l'inquiétante absurdité d'un monde à la dérive. l'écrivain israélien le plus insolent et le plus salutaire de sa génération a inventé en littérature une écriture fort singulière : celle de la violence instantanée, quotidienne qu'accompagne toujours son antidote - une poignée de valeurs sans lesquelles notre planète finira par tourner sans nous.

  • La colo de kneller

    Etgar Keret

    La colo de Kneller, c'est cet endroit néo-dantesque où arrivent tous les suicidés - en majorité des jeunes.
    En y cherchant son Eurydice, le narrateur trouve avant tout une inquiétante image de notre belle planète Terre. Ils sont jeunes pour la plupart, ils ont tous mis fin à leurs jours - par désespoir ou par inadvertance, à cause d'un chagrin d'amour ou d'une overdose, chez eux ou pendant leur service militaire - et les voici rassemblés en un lieu néo-dantesque qui ressemble presque trait pour trait au monde auquel ils avaient décidé de tirer pour de bon leur révérence.
    C'est ainsi que, dans cet au-delà étrangement familier, s'est même reconstituée une famille entière, chacun de ses membres ayant successivement eu recours à la solution radicale. Hayim, le narrateur, est à la recherche d'Erga, dont il était amoureux de son vivant. Tel Orphée en quête d'Eurydice, il parcourt ces enfers d'un nouveau genre pour retrouver la jeune fille, croisant en chemin toutes sortes de suicidés, jeunes âmes en peine errant en ce purgatoire où elles ne veulent rien purger et dont certaines voudraient quand même revenir, ayant parfois quitté ce monde sans vocation particulière.
    Ce bref et singulier roman où l'humour le dispute à la mélancolie se lit d'un trait, dans la plus grande jubilation, dans la plus profonde inquiétude.

  • Tout enfant, dès lors qu'il devient adulte, est-il condamné à se transformer en «un homme sans tête», à l'instar des personnages qui peuplent ce recueil et habitent un monde où dire «je» est apparemment de plus en plus difficile, voire impossible ? Jeunes hommes et jeunes femmes semblent en tout cas saisis d'un étrange vertige quand ils se découvrent voués à prendre leur place parmi les vivants sur l'inconstante scène du monde...
    Fidèle à son esthétique minimaliste et percutante, Etgar Keret fait surgir les multiples visages que revêt l'angoisse existentielle chez des individus en quête de leur langage et de leur jugement qui ne découvrent, de l'autre côté du miroir, que la menace d'une absurdité aussi effrayante qu'essentielle.

  • Au pays des mensonges

    Etgar Keret

    Etgar Keret continue de réinventer la nouvelle en lui tordant le cou. Trente-huit histoires inracontables par un autre que lui, fidèles à son approche quasi-cubiste de la narration, mais qui marquent chez l'auteur l'accession à une maturité nouvelle. Un passage de cap salué dans son pays par une unanimité critique et un succès public sans précédent.
    Dans la première nouvelle du nouveau livre d'Etgar Keret quelqu'un frappe à la porte, et surgit un homme qui, sous la menace d'un revolver, enjoint l'auteur de lui raconter une histoire. Dans la dernière, une réalisatrice de la télévision publique allemande fort inspirée lui demande d'écrire pour la caméra, tout en insistant pour qu'il ait l'air naturel, qu'il ne fasse surtout pas "semblant". C'est à la fois drôle et terrifiant, et en ce sens, c'est typiquement Keret.
    Pourtant, l'enfant terrible des lettres israéliennes ne limite pas son exploration à la difficile voire dangereuse condition de l'écrivain. Ce qui le turlupine, c'est plutôt la place de l'homme dans un monde écrasant et implosif, au coeur duquel il a une nette tendance (l'homme) à faire preuve d'un certain chic pour s'enfoncer dans les situations les plus inextricables. Dans Au pays des mensonges, la nouvelle qui donne son titre au recueil, un homme est transporté dans un monde parallèle où il rencontre en chair et en os tous les mensonges qu'il a un jour inventés pour se tirer d'un mauvais pas - ou simplement par habitude. Jusqu'à ce qu'il fasse la connaissance des mensonges d'autres menteurs. Dans Univers parallèles, un autre homme, coincé dans ce monde-ci, rêve à d'autres réalités où il ne se viderait pas de son sang, où la mort qu'il se donne ne serait qu'un profond et agréable endormissement. Ailleurs encore (Surprise party), un certain personnage récalcitrant fait preuve d'une "malveillante lucidité" : comme si voir - et reconnaître - la réalité en face n'augurait jamais rien de bon.
    Cette question du réel et de sa perception, Keret la renouvelle en permanence. Invité récemment au festival Words without borders à New York, il confiait : "Je crois qu'il y a une vérité. Je crois qu'il est très difficile d'articuler cette vérité. C'est dans cette direction que j'essaie d'aller, mais je ne prétends pas que je vais l'atteindre." Les histoires de Keret ne se racontent pas. Leurs chutes sont imprévisibles - spectaculaires ou pas. Il bouscule le genre, où la banalité de notre monde moderne n'est toujours qu'une façade, sous-tendue d'un système en gigognes qui empile les dimensions inconnues, inédites. Un peu comme Picasso, quand il interroge le visage, le corps, l'objet dans l'espace et qu'il les distord pour nous en révéler une autre lecture possible. Mais ce qui caractérise aussi la moindre de ses fantaisies littéraires, au-delà d'une gravité chronique et d'une mélancolie pudique, c'est le sourire que sans faillir elles accrochent, flottant, aux lèvres du lecteur - et dans d'infinies variétés : inquiet, tendre, amusé, sarcastique, triomphal, complice, coupable, penaud, séduit. Car la singulière fabrique de métaphysique portative qu'alimente Etgar Keret à coups d'histoires faussement "petites" demeure aussi, toujours, une irrésistible expérience du plaisir.

  • Pipelines

    Etgar Keret

    Paru en 1992, Pipelines, d'Etgar Keret, signait l'entrée fracassante, sur la scène littéraire israélienne, d'un écrivain qui s'imposait d'emblée comme un inventeur de formes capables de traduire, à l'intention de générations nouvelles, un monde à tous égards entré en mutation et qu'ébranlaient, en Israël comme ailleurs, de violentes et multiples convulsions. Si les textes qui composent Pipelines portent l'empreinte d'un surréalisme métaphysique qui rappelle Kafka ou Gombrowicz, et si y transparaissent les liens que Keret entretient avec la culture de l'Europe centrale, la vigueur et la maîtrise qui les caractérisent en font des créations puissamment originales. Composées comme en apnée, ces vignettes avec personnages, traçant des lignes de fuite aussi déviantes qu'insolites, sont en effet autant de fragments prélevés sur le réel dans un geste créateur d'une audace formelle qui métamorphose sur-le-champ le monde en objet d'inattendue méditation. En usant de vertigineux changements de focale, l'écriture d'Etgar Keret opère à chaque instant un déplacement nécessaire, jubilatoire et libérateur, où se dévoile le scandaleux visage d'une sagesse aussi inédite qu'authentique.

  • FLY ALREADY

    Etgar Keret

  • Kneller's Happy Campers is a strange, dark but funny tale set in a world very much like our own but it's an afterlife populated by people who have killed themselves - many of them are young, and most of them bear the marks of their death... bullet wounds, broken necks...(those who have over-dosed are known as 'Juliets'). When Mordy, our hero, discovers that his girlfriend from his life before has also 'offed' herself, he sets out to find her, and so follows a strange adventure... Full of the weird and wonderful characters, and the slightly surreal twist of events that we've come to expect from Etgar Keret, this novella is full of humour and comic flashes, but it is also wistful, longing for a better world and perfect love.

  • In this collection of brilliant, bite-sized satiric tales, Israel's bestselling Etgar Keret chronicles the strange ironies that suffuse his characters' lives. Daring, illuminating, intense and poignant, these stories are as painfully funny as they are brief and cover a remarkable emotional and narrative terrain, confirming Keret's status as Israel's national conscience.

  • 'Etgar Keret's short stories are fierce, funny, full of energy and insight, and at the same time they are often deep, tragic and very moving' - Amos OzAt a children's tea party, a magician tries to pull a rabbit out of a hat, but takes out only its head; a young man has a mother and girlfriend who each demand that he gives them the other one's heart; while a Nobel Laureate asks an orphan to perform a very strange task.In Etgar Keret's blackly comic stories the unexpected can, and usually does, happen. They are clever, quick, sometimes violent and often intensely poignant. They are, in short, brilliant.

  • Etgar Keret is an ingenious and original master of the short story. Radical, witty and always unusual, declared a 'genius' by the New York Times, Keret brings all of his prodigious talent to bear in this bestselling collection.A man barges into a writer's house and, holding a gun to his head, demands that he tell him a story, something to take him away from the real world. A pathological liar discovers one day that all the lies he tells come true. A young woman finds a zip in her boyfriend's mouth, and when she opens it he unfolds to reveal a completely different man inside. Suddenly, a Knock on the Door is at once Keret's most mature and most playful work yet, and establishes him as one of the great international writers of our time.

  • A brilliant, life-affirming, and hilarious memoir from a “genius” (The New York Times) and master storyteller.
    The seven years between the birth of Etgar Keret’s son and the death of his father were good years, though still full of reasons to worry. Lev is born in the midst of a terrorist attack. Etgar’s father gets cancer. The threat of constant war looms over their home and permeates daily life.
    What emerges from this dark reality is a series of sublimely absurd ruminations on everything from Etgar’s three-year-old son’s impending military service to the terrorist mind-set behind Angry Birds. There’s Lev’s insistence that he is a cat, releasing him from any human responsibilities or rules. Etgar’s siblings, all very different people who have chosen radically divergent paths in life, come together after his father’s shivah to experience the grief and love that tie a family together forever. This wise, witty memoir--Etgar’s first nonfiction book published in America, and told in his inimitable style--is full of wonder and life and love, poignant insights, and irrepressible humor.

  • Classic warped and wonderful stories from a “genius” (The New York Times) and master storyteller.
    Brief, intense, painfully funny, and shockingly honest, Etgar Keret’s stories are snapshots that illuminate with intelligence and wit the hidden truths of life. As with the best writers of fiction, hilarity and anguish are the twin pillars of his work. Keret covers a remarkable emotional and narrative terrain--from a father’s first lesson to his boy to a standoff between soldiers caught up in the Middle East conflict to a slice of life where nothing much happens.
    New to Riverhead’s list, these wildly inventive, uniquely humane stories are for fans of Etgar Keret’s inimitable style and readers of transforming, brilliant fiction.
    From the Trade Paperback edition.

  • Chroniques intimes d'une année à Tel-Aviv de l'écrivain et cinéaste Etgar Keret. Une étonnante radiographie de ses contemporains d'une ironie mordante.

  • Pizzeria kamikaze

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    Ils sont jeunes pour la plupart, ils ont tous mis fin à leurs jours. Et les voici rassemblés en un lieu néo-dantesque qui ressemble presque trait pour trait au monde auquel ils avaient décidé de tirer leur révérence. C'est ainsi que, dans cet au-delà étrangement familier, s'est même reconstituée une famille entière, chacun de ses membres ayant successivement eu recours à la solution radicale...

  • Un père, trop occupé par son travail, abandonne son fils pendant une visite au zoo. Comme si de rien n'était, le garçon s'achète un goûter et se fait maquiller en félin pour s'amuser. Mais lorsqu'il s'assoupit dans une cage vide, son imagination prend le relai... À bord d'un vaisseau volant, il est recueilli par Mathusalem, un "pirate" acquis à la cause des animaux malheureux dans les zoos. Et face au garçon grimé, il pense avoir affaire à un "enfant-chat à poils longs". Celui-ci joue le jeu et livre les secrets de bien-être de son espèce. Il se réveille dans sa chambre et déclare à ses parents inquiets qu'il n'est plus un petit garçon désormais mais un enfant-chat à poils longs !

  • XYZ, la revue de la nouvelle, consacre son numéro d'été à deux nouvelliers majeurs : Etgar Keret et Annie Saumont. Le premier est un auteur israélien dont l'oeuvre primée a été traduite dans plus de quarante langues. Trois nouvelles traduites de l'hébreu et un entretien sont offerts au lecteur. « Imaginez Kafka, père de famille, vivant en Israël aujourd'hui. Cela vous donnera une idée de la plume surréaliste et savoureuse de Keret. » Dans le cas d'Annie Saumont, c'est un hommage littéraire posthume que lui rend la revue en publiant trois textes, un de Jean-Paul Beaumier et deux pastiches par Sylvie Massicotte et Gaëtan Brulotte afin de donner envie de découvrir la trentaine de recueils de l'auteure décédée en janvier 2017. Le numéro comprend aussi quatre nouvelles au thème libre, une fiction de Cary Fagan, une nouvelle de polar de Stéphane Ledien et deux premières publications, l'une pour Tristan Hippolyte, l'autre pour Luc Lafortune.

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